Le blog des fans de poneys et de chevaux

Le blog des fans de poneys et de chevaux

E-book Le Poney de mes rêves : ma nouvelle gratuite en ligne

Cette nouvelle que Fanny a écrit en 2011, raconte la rencontre d’une jeune fille et d’un poney Haflinger, avec en toile de fond la vie dans un village paisible et une école.

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La nouvelle fait 33 pages.

C'est grâce à cette histoire que le blog a été présenté dans le magazine Cavalière, le féminin du cheval.

Bonne lecture !

 

 

 

 

 

 

 

Résumé : Ce livre, écrit par Fanny, 11 ans, raconte la rencontre d’une jeune fille et d’un poney, avec en toile de fond la vie dans un village paisible et une école.

 

 

Chapitre 1

 

Un jour, dans un pré, à côté de ma nouvelle maison, j’ai vu un poney haflinger. Je ne l’avais jamais aperçu. Cela n’était pas étonnant, je venais d’emménager, une semaine auparavant. Cela avait certains avantages, comme de ne plus revoir Lili, ma pire ennemie. Mais j’avais aussi dû renoncer à mon ancien manège.

Quand il m’a remarquée, le poney haflinger s’est enfuit au galop, sa robe ocre brillant sous le soleil. Quel dommage que je doive aller à l’école, je serais bien restée pour l’admirer … Tant pis, je reviendrais le voir demain, mercredi. Pendant l’école, moi qui suis habituellement studieuse, je ne prêtais pas la moindre attention aux cours. Je faisait mes exercices lentement et distraitement. Je n’ai même pas entendu l’instituteur, monsieur Jean Hèmmar, quand il me demanda combien faisait 958-625. Ni même quand il m’ordonna de lui apporter mon Journal de Classe. J’étais bien trop occupée à dessiner l’étalon doré. Résultat, un devoir écrit à faire ce soir, et une demi-heure de colle demain et un mot à mes parents !!!

 

-Quoi !!! Mais demain on est mercredi !!! Quand irais-je voir l’étalon ?!, m’exclamais-je une fois dans ma chambre. Mince alors ! Je vais aller le voir maintenant, pour compenser.

 

Je me suis élancée dans les escaliers, prête à sortir.

 

-Où vas-tu, tu n’as quand même pas oublié ta note au journal !, s’exclama maman. Tu dois encore faire tes devoirs supplémentaires Fanny ! Allez, courage ma chérie !

 

Zut, j’avais en effet oublié ce petit détail…

 

- Survis sœurette, lança ma sœur.

 

Tête baissée, je suis allée dans ma chambre. Une fois devant mon bureau, j’ai commencé mes devoirs.

 

Livre écrit pour leblogdefafa.blog4ever.com – Copie INTERDITE.

 

 

 

Chapitre 2

 

Le mercredi matin, pendant les cours, j’avais fait attention à être sage comme une image. Mais ce n’était pas le cas de toute la classe :

 

- Florient !!! C’est quoi ces histoires de ballon ?!, s’exclama Monsieur Jean Hémarr.

- Ben, y’a Lucas, Jean et les autres, ben, on jouait au poing. Et y a Mike qu’a débarqué et qui m’a traité de …. (nous ne donnons pas ces injures pour ne pas heurter un public sensible).

 

- Mais, c’est pas vrai M’sieur, s’interposa Mike.

 

- Je ne veux pas savoir !!!! Donnez moi tous les deux votre journal de classe !

 

Un bref silence plana avant que Monsieur Jean Hémarr ne reprenne :

 

- Moi, mes petits amis, je ne veux pas que ça continue comme ça !

 

Et ça a continué, longtemps…. Longtemps….

 

- Bon, bref, prenez votre cahier de français à la page 146. Nous allons revoir quelques notions élémentaires…

 

A la fin des cours, Monsieur Jean Hémarr m’a interpellée :

 

- Aujourd’hui, tu as été sage Fanny. Qu’y avait-il hier ?

 

- Eh bien, quand j’ai déménagé, j’ai arrêté l’équitation, et sur le chemin de l’école, j’ai aperçu un merveilleux haflinger, lui ai-je répondu. J’avais la tête dans les nuages…

 

- Je veux bien croire que les chevaux te manquent. Quand j’étais jeune, je montais à cheval. Aller, vas dans les rangs.

 

- Je ne reste pas pour faire ma punition ?

 

- Une punition, quelle punition ?, fis mine d’avoir oublié le professeur. Je t’avais assez demandé avec le devoir, hier.

 

Je lui souris. Il me rendit la pareille.

 

Une fois le rang rompu, monsieur Jean Hèmarr me fit signe de venir.

 

- Qu’y a-t-il ? Je dois faire ma punition ?, demandais-je, une pointe de crainte dans la voix.

 

- Non, évidement ! Je ne reviens jamais sur ma parole. J’aimerais juste que tu me rendes un service. Tu veux bien me raconter, les prochains jours, comment ça se passe avec ton poney ? Je ne montes plus depuis longtemps, et les chevaux me manquent…

 

- Bien sûr ! Je vous dois bien ça !, répondis-je du tac au tac.

 

Merci. File, maintenant !

 

Chapitre 3

 

Une fois arrivée à proximité du pré, j’ai ralenti l’allure, craignant d’effrayer le poney. Il était là. Il broutait, sans se douter de ma présence. J’ai agité les feuillages pour qu’il ne prenne pas peur en me voyant. Néanmoins, il s’est enfui à l’autre bout du pré.

Tranquillement, je me suis assise en lui tournant le dos. Comme tous les poneys, l’étalon était curieux. Il s’est approché de moi, sur le qui-vive. Je n’ai pas bougé d’un poil. Je consultais régulièrement ma montre car je devais rentrer pour 15 heures. Mes parents m’avaient vaguement parlé d’une surprise. Sûrement une visite au musée pour parfaire mes connaissances en histoire….. Enfin, j’avais encore du temps car il n’était que 13h15. Soudain, je sentis un souffle chaud dans mon cou. Waouh !!!! Le poney s’était avancé vers moi et s’habituait à mon odeur. J’avais une envie quasi incontrôlable de sauter de joie et de crier ma victoire au ciel !!! Mais cela aurait effrayé le poney. Comme si lui aussi ne voulait pas que je prenne peur, il fit un pas en arrière et resta immobile. Malgré cela, je sentais son doux regard posé sur moi. Lentement, je me suis levée. Mes jambes étaient ankylosées. Cela faisait tout de même presqu’une heure que j’étais assise sans bouger. Je me tournai doucement vers l’étalon et lui tendis la main… Prudemment, il la sentit. J’y avais glissé une des nombreuses carottes se trouvant dans ma poche. Il l’avala d’une traite et me fit comprendre qu’il avait depuis longtemps découvert l’emplacement des autres. D’un geste vif, je consultais ma montre. 14h45 ! Il était temps que je retourne à la maison ! Non sans peine, je dis au revoir à l’étalon. Et comme s’il avait compris que je m’en allais, il me donna un petit coup de tête et repartit.

 

Une fois chez moi, ma grande sœur Mathilde me sauta dessus :

 

- Alors ??? Comment ça s’est passé ? Le prof est sévère ?

 

- Il m’a fait une fleur… Il m’a laissée partir, lui répondis-je.

 

En quelques mots, elle fut mise au courant.

 

- Alors, je résume, me dit-elle. Ton prof est sympa et il montait à cheval. Tu t’es trouvé e un nouveau copain, un équidé, et tu dois raconter tout ça chaque jour à Monsieur Hémarr, dit ma sœur pendant que je hochais la tête.

 

J’entendis soudain maman crier :

 

- Faaaaaaanny !!! Viens, on doit aller visiter…

 

« Pas le musée de la guerre, s’il vous plaît, pas le musée de la guerre ! » pensai-je.

 

- … des manèges. Pour que tu reprennes l’équitation.

 

-NOOOOOO…. QUOI ?!, m’exclamai-je.

 

- Tu ne veux plus monter à cheval ? demanda ma mère, surprise.

A côté de moi, ma sœur pouffait. Elle savait bien que je n’arrêterais l’équitation pour rien au monde.  

 

- Quoi ? Mais non, je… Enfin, non, je veux monter à cheval !!!

 

Ma mère sourit. Elle enfila son manteau et s’installa dans la voiture. Immédiatement, je fis de même. Elle tourna la clé et la voiture ronronna. Papa et Mathilde nous firent signe de la main tandis que nous nous éloignions.

 

Chapitre 4

 

Cela faisait déjà un moment que je visitais des manèges avec ma mère. C’était d’ailleurs incroyable le nombre de manège qu’il y avait autour de chez moi.

Malheureusement, tous étaient à des prix bien trop élevés, avoisinant les 15 euros en général par heure de cours.

 

- Ne t’inquiète pas, le prochain manège sera le bon, me dit maman pour une énième fois.

 

Et pour une énième fois, je soupirais. Déjà, je n’avais jamais été patiente… Mais en plus, je détestais être en voiture.

Nous arrivions au prochain manège, « La Licorne Argentée ». Avec un nom pareil, je craignais que ce ne soit fréquenté que par des gens ne pensant qu’à eux !

 

On a quitté la voiture et nous nous sommes dirigées vers le bureau, sur les indications d’un palefrenier que nous avons rencontré. Nous avons frappé petits trois coups et la porte s’ouvrit. Une femme charmante apparut :

 

- Entrez, je vous prie, dit-elle.

 

Nous nous sommes assises devant un bureau en bois, rempli de photo de chevaux. Une vitrine apparaissait, fixée au mur. Elle contenait plusieurs trophées de toutes tailles. Une voix m’arracha à mes songes et observations :

- Que désirez-vous ?

 

- Nous aimerions connaître vos prix, répondit ma mère.  

La dame lui tendit un bout de papier :

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Ma mère consulta le papier d'un rapide coup d'œil :

 

- J'ai également 2 questions à vous poser. Les cours individuels coûtent le même prix que ceux en groupe et durent la moitié du temps, est-ce bien logique ?

 

La dame sourit, visiblement habituée à cette question :

 

- En cours particulier, on progresse plus vite, car la monitrice ne regarde qu'un cavalier et pas 5 ou 6....

 

Maman ajouta :  

 

- Est-ce toujours vous qui donnez cours ?

 

 - Pas toujours. Je ne donne cours que le lundi, le mardi et le vendredi. Les autres jours, c'est Liane qui me remplace.  

 

Ma mère prit un air songeur et posa une nouvelle question :  

 

- Et pourquoi est-il marqué 120 / 150 dans le tarif d'une demi-pension ?

 

- Pour les poneys, les shetlands et les doubles-poneys, ça coûte moins cher que pour les chevaux. Tout simplement.  

 

Au bout d'un moment j'ai posé une question qui me brûlait les lèvres depuis notre arrivée :

 

 - Pardon, madame, mais connaîtriez-vous un poney haflinger qui se trouve dans un pré, près du Bois Rouge ?  

 

Ma mère voulu me faire remarquer que la propriétaire du manège voyait des dizaines de chevaux et qu'elle ne s'en souviendrait sans doute plus. Mais elle fut arrêtée par le sourire de la dame.

 

 - Tu veux parler de la forêt d'Erables Rouges ? Oui, je l'ai déja vu. C'est un bel animal. Je l'achèterais bien mais j'ignore à qui il appartient...

 

 Zut, j'aurais tant aimé que cet haflinger lui appartienne ! Tant pis... Ma mère mit fin à la conversation :

 

 - Merci pour toutes ces informations. Nous n'allons pas abuser plus de votre temps. Je vais discuter de tout cela avec mon mari. Au revoir Madame. Viens ma chérie, on rentre.

 

- Au revoir madame, ajoutai-je.

 

- Au revoir petite, au revoir Madame. J'espère vous revoir bientôt. 

 

Il y avait un truc qui clochait. Oh, zut, on n'était pas allées voir les écuries ! La fatigue sans doute, et le fait que nous en avions déjà vu plusieurs...

 

 - Maman, on a oublié d'aller voir les chevaux !!!!

 

 - Voulez-vous que je vous accompagne ? entendis-je dans mon dos. La dame s'avança vers nous et nous fit signe de la suivre.

 

- Allons-y à trois !

 

- Bonne idée ! répondit maman à la prof.

 

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 Chapitre 5

 

- Oh ! Oh ! Oh !

 

 C'était le seul mot sortant de ma bouche depuis le commencement de la visite des écuries. Ma future prof me fit signe de venir la rejoindre. Elle se tenait à côté d'un fier cheval gris pommelé :

 

 - Ce sera Plume que tu monteras lors de l'évaluation de ton niveau, si tu montes dans ce manège, me dit-elle en me montrant le cheval à ses côtés.

 

 Je m'en suis approchée. Il était su-per-be, comme tous les autres. Je lui fis quelques caresses. Il était aussi doux que du duvet. Ma maman m'appela:

 

- Fanny, il est temps que l'on rentre. Papa va s'inquiéter de ne pas nous voir revenir.

 

A regret, je l'ai suivie jusqu'à la voiture. Elle démarra et en quelques secondes, j'avais quitté cet endroit de rêve.

 

Cela faisait quelques minutes que nous étions rentrées. Maman m'avait dit d'aller chercher Mathilde, car nous allions manger, pendant qu'elle parlait du manège avec papa. J'entrai donc dans sa chambre après avoir toqué. C'était une chambre en 2 étages, avec mezzanine. L'étage supérieur avait des murs bleus et l'inférieur en avait des blancs.

 

- Qu'y a-t-il ?, me demanda ma sœur.

 

- Mmmmh? Hein, heuuuu.... Pardon ?

 

- Qu'y a-t-il?, me répèta-t-elle.

 

- On va manger. Viens.

 

Elle me suivit et le sourire de maman nous accueillit :

 

- Salut vous deux !!! Fanny, tu vas reprendre l'équitation !!! J'ai téléphoné à ton futur manège, et tu montes demain, jeudi !!!

 

-Yes, Yes, Yes !!!

 

Nous nous sommes mis à table. Papa demanda à ma sœur si elle voulait, de son côté, reprendre la natation. Elle accepta avec joie. Une fois le repas fini, je suis montée dans ma chambre. Les murs étaient de pierres et le sol était rouge. Je me suis couchée dans mon lit et pris une BD parlant de chevaux. Cette journée avait été fabuleuse.

 

Chapitre 6 

 

Je me suis réveillée à 6 h 45, comme à mon habitude. Je voulus serrer mon coussin, mais mes mains touchèrent quelque chose de dur. Zut, je m'étais endormie sur ma BD. Je l'ai rangée, et, une fois habillée, je me suis rappelée que je devais faire un rapport pour mon prof. Re-zut ! Ca promettait...

J'ai dévalé les escaliers et je me suis mise à table. Ma sœur était déjà là et commençait sa deuxième tartine. J'ai jeté un œil à l'horloge : 7 h 37. Argh !!! Ce n'était pas ma sœur qui était en avance mais moi qui était en retard !!! J'ai enfourné ma tartine et j’ai filé vers la salle de bain pour me laver les dents. Après, je suis descendue en catastrophe.

 

Maman m’attendait pour partir. Cela n’allait pas être aujourd’hui que j’aurais quelques instants pour aller voir l’étalon… J’ai sauté dans la voiture et nous sommes parties pour l’école dès que  Mathilde nous eut rejointes.

 

- Driiiiiiiiiiiiiing !!!

 

Zut, c’était l’heure de la récré. En général, je sautais de joie mais aujourd’hui, je devais faire un résumé de ce qui s’était passé avec l’haflinger à mon prof… Pfff… Quand Layla, ma meilleure amie, vit que je ne sortais pas, elle me rejoignit et me sauta dessus :

 

- Pourquoi tu sors pas ???

 

- Heuuu… Monsieur t’appelle pour rejoindre le rang, vas-y ! J’te raconterais ça plus tard.

 

- J’y compte bien, me dit-elle malicieusement.

 

 Et elle sortit. Une fois que le prof eut amené les élèves dans la cour, il retourna en classe :

 

- Alors, tu as vu le poney ???  Que sais-tu de lui ???

 

- Pour la première question, la réponse est « oui ». Il s’est même approché de moi. Et pour la seconde, c’est « pas grand-chose ». Je vais aller dans un nouveau manège  et j’ai demandé à la propriétaire s’il était à lui. Elle le connait et aimerait l’acheter mais elle ignore à qui il appartient.

 

- Et quand tu dis « approché », tu veux dire de loin ou de près ?

 

- De très près monsieur. J’ai même senti son souffle dans mon cou.

 

Il sourit :

- Tu  sais, quand j’étais jeune, je passais mon temps avec les chevaux. C’était une passion. Quand je suis entré dans ma dernière année  de faculté, j’en ai eu un. C’était un poulain dont la mère était morte. Il était tout juste sevré.  Je ne l’ai jamais vendu, malgré mes études. Il a parfois fallu que je paye quelqu’un pour s’en occuper. Il s’appelait Cloud, ce qui veut dire Nuage en anglais.

 

- C’est mon rêve d’avoir un cheval !!!

 

- C’est un rêve d’avoir un cheval. Nuance !

 

Il resta pensif un long moment. J’ai donc décidé de briser silence.

 - Pourquoi ne montez vous plus ?

 

- Je ne monte plus depuis que Cloud s’est enfui.

 

Sur ce, il poussa un long soupir.

 

- Voulez-vous allez voir l’Haflinger avec moi ???

 

Il sourit de nouveau.

 

- Oh !!! Oui !!! Mais je suis très pris ce mois ci. Le mois prochain, peut-être ?

- D’accord !!!

 

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Chapitre 7

 

 

A la fin des cours, je suis passée en coup de vent à la maison puis je suis allée voir le poney. Je suis arrivée franchement, sans aucune peur de l'effrayer. Il réagit bien, et dès qu'il me vit il se dirigea vers moi. Wahou ! Il était vraiment magnifique !!! Sa crinière volait au vent et ses yeux brillaient. Je suis restée là pendant trois quarts d'heure, lui expliquant les malheurs de mon prof, mon nouveau manège, ma vie quoi! On aurait dit qu'il écoutait, qu'il comprenait. C'était bizarre comme sensation. Au bout d'un moment, comme j'étais toute engourdie, j'ai levé la jambe pour m'étirer. Et, pour une raison étrange, il leva un antérieur, comme pour me recopier. J'en ai ri pendant au moins dix minutes.  Lui, il se contentait de me regarder comme si j'étais une folle échappée de l'asile. Peut-être avait-il raison ? Je lui ai souris. Pour toute réponse, il pencha sa tête. Il était temps que je rentre, car je devais partir au manège. Après quelques dernières carresses, je suis partie.

 

- Je me change en tenue d'équitation et j'arrive !, criais-je à ma mère du haut de l'escalier.

 

Une fois prête, j'ai pris mon équipement et je suis descendue. Maman m'attendait déja. J'ai sauté dans la voiture et nous sommes parties.

 

- Dis, m'man.

 

- Oui ?

 

- J'ai vu un cheval, celui de qui j'ai parlé avec la proprio du manège.

 

- Et ?

 

- C'est grâce à lui que je n'ai pas du faire mes heures de colle. Le prof montait à cheval quand il était petit. Il va venir avec moi le voir, lui dis-je

 

- A-t-il un cheval ?

 

- Il en avait un, mais il s'est enfui. Il ne monte plus depuis.

 

- C'est un peu bête de tout arrêter pour un cheval disparu, déclara maman.

 

- C'est compréhensible.

 

- Mouais... On est arrivées. Vas vite demander qui tu montes, me demanda-t-elle.

 

- Elle avait dit que c'était Plume, répondis-je.

 

- Peut-être a-t-elle changé d'avis.

 

- Mouais, dis-je à mon tour.


Je suis allée vérifier. Ca n'avait pas changé. Je me souvenais où était son box que j'avais vu la veille, et je m'y suis rendue. Je l'ai brossé et l'ai sellé puis bridé. Je l'ai emmenné dans la piste intérieure et suis montée. La prof m'attendait. La reprise commenca...

 

Chapitre 8 

 

- Tu peux descendre de cheval. Reviens à la même heure jeudi prochain, d'accord ?, me demanda la monitrice.

 

- O.K. !, lui dis-je avec entrain. A jeudi !

 

- A jeudi.

 

J'ai ramené mon cheval aux écuries et l'ai chouchouté. Plume était sage et avait une bonne allure. Il était aussi très affectueux. Ce cheval était vraiment génial ! Une fois que j'ai fini de lui prodiguer des soins, j'ai rejoint ma mère qui m'avait regardé durant toute la reprise. Elle me félicita pour ma monte, puis nous sommes parties.

 

- Il est quelle heure ? Ai-je le temps d'aller voir le poney haflinger, ou il est trop tard ?, lui ai-je demandé une fois arrivées dans la voiture.

 

- Mmmh... Il sera  heures 45 quand on arrivera. On mangera vers 19 h. Tu y ira avec ta montre.

 

J'ai patienté et à peine maman eut-elle garé la voiture, que je me suis ruée en direction du champ où se trouvait le poney. Quand je suis arrivée à destination, j'ai longuement caressé l'étalon en lui parlant du manège où je montais. Lui me regardait avec intérêt, comme s'il me comprenait. Voyant son pelage crasseux, je lui ai promis de bientôt revenir avec du matériel de pansage pour le nettoyer. Malheureusement, j'ai bientôt dû repartir manger chez moi. Je lui ai dit au revoir et suis partie.

 

- Ah ! On allait justement se mettre à table !, dit papa quand je suis entrée dans le hall.

 

- On y va !!!, lui lançais-je. J'ai une histoire d'haflinger à te raconter !

 

On s'est installés à table en même temps que maman et Mathilde, ma soeur. A la fin du repas, j'ai foncé me doucher puis suis allée dans ma chambre. J'ai lu quelques pages d'un roman sur les chevaux puis je me suis endormie en pensant à l'haflinger.

 

Chapitre 9

 

La journée d'école de ce vendredi venait de se terminer et je filais rejoindre le bel étalon. Arrivée au pré, j'ai sifflé quelques petits coups pour l'appeler.

 

Personne...!

 

J'ai scruté le pré avec attention, continuant de l'appeler.

Toujours personne...!

 

J'ai examiné les barrières, pour voir si la porte était ouverte.

Non.

 

Cela signifiait donc que quelqu'un ne l'avait pas emmené dans un box plus loin.

Oh !

Il y avait un endroit où la barrière était cassée. Il avait sûrement du sortir par là ! Il s'était donc enfui !

 

Je  me suis rendue à cet endroit. Des traces de sabots étaient clairement visibles. Je les ai suivies pendant quelques kilomètres jusqu'à la forêt des Erables Rouges. A partir de  cet endroit, les traces étaient  moins apparentes. J'ai  tout de même continué. 

 

Quand je fus entièrement entrée  dans la forêt, j'ai remarqué qu'il n'y avait pas plus de 5 ou 6 érables mais beaucoup de sapins et quelques pommiers.

 

Sur la piste de l'haflinger se trouvaient quelques restes de pommes. Quel gourmand ! Au fur et à mesure de mes pas, les traces se faisaient moins visibles. J'ai rapidement envoyé un petit SMS à mes parents pour les prévenir de mon retard.  J'ai suivi à grand peine les faibles traces jusqu'à une clairière. Oh ! non ! Il commencait à pleuvoir. Elles risquaient de disparaître... Je me suis dépêchée de suivre les traces qui n'avaient pas encore disparu.  Jai couru, trébuchant régulièrement sur des racines, appelant l'haflinger. Je ne le trouvai nulle part et ses traces devenaient  rares, la plupart étaient même effacées par la pluie qui tombait de plus en plus fort.

 

 Je grelottais dans mon manteau d'été, couvert de boue après mes chutes. Je n'ai arrêté de courir que quand mes jambes n'avançaient plus. Je marchais lentement à présent, et mes appels ne portaient plus très loin. J'ai regardé autour de moi, à la recherche d'empreintes. Il n'y en avait plus. J'ai voulu faire demi-tour, mais je ne savais plus par où j'étais passée !

Oh non !

 

J'étais perdue...

 

 Chapitre 10 

 

Oh ! Non ! Je n'aurais pas dû suivre l'étalon ! Me voilà perdue... J'ai l'air maligne maintenant ! Pfff.. Il fallait que je m' asseye. J'étais à bout de force. Epuisée. Je devais économiser le peu d'énergie qu'il me restait, au cas où...  J'entendais au loin des bruits de pas, et des cris bizarres. La fatigue, peut-être... Oh, les bruits se rapprochaient de plus en plus, et ma fatigue se faisait sentir. J'étais prête à m'endormir. Les pas se rapprochaient, mais je n'avais pas la force d'avoir peur. Une silhouette apparaissait, un équidé, j'imagine. Je devais m'être endormie, sans aucun doute... Je connaissais ce cheval qui hennissait doucement... C'était l'haflinger ! Quel doux rêve... Il hennit de nouveau, puis fit mine de se gratter le garrot.

 

- Qui a-t-il, ça te gratte ?

 

Visiblement non. Il me toucha puis refit son geste précédent. Je compris enfin.

 

- Tu veux que je te monte, hein ? Comme tu peux être intelligent ! Bon, d'accord. Ramène-moi à la maison, mon beau. Je suis montée sur son dos, comme un sac à patates ! Il m'a emmenée, au pas, dans son pré. Au bout d'un temps qui m'a paru éternel, je me suis endormie sur son dos.

Cela m'a remise sur pieds, et je me suis réveillée en pleine forme, quand mon "sauveur" rentrait dans son pré. Il s'est arrêté là, puisqu'il ne savait pas où j'habitais. Comme il paraissait en pleine forme, j'ai adopté la bonne position et l'ai guidé jusqu'à chez moi. Il obéissait au moindre mouvement d'assiette, à la plus petite pression de jambe... En moins d'un quart d'heure après mon réveil, j'étais chez moi.

 

 La lune brillait dans le ciel, et les lumières de ma maison étaient les seules encore allumées. J'ai toqué à la porte pour qu'on m'ouvre, et mes parents se sont jetés sur moi. Je me suis empressée de les rassurer, et je leur ai raconté mon aventure, mais ils ne me quittaient pas des yeux, comme s'ils avaient peur que je disparaisse. J'ai mangé un solide repas en racontant tout dans le moindre détail, après que maman ait parlé au téléphone à la police. Mon récit leur faisait tantôt froncer les sourcils, tantôt sourire. Soudain, papa me demanda où était le bel étalon. Je leur ai dit qu'il attendait dehors, comme je lui avais demandé, et ils ne s'étonnèrent pas le moins du monde !

 

Après tout, un cheval qui vous demande de monter sur son dos et vous ramène de lui-même chez vous, peut bien comprendre quand on lui dit de ne pas bouger !

 

Ensemble, on est allé le voir, et nous l'avons gâté, pour le remercier. Je suis ensuite allée dormir, car malgré le temps de sommeil dont j'avais bénéficié quelques instants plus tôt, cette histoire m'avait épuisée. Je me suis donc endormie en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.

 

 

 

Chapitre 11 

 

 Ce samedi matin, j'avais décidé de rendre visite à mon professeur pour lui conter mes aventures de la veille. J'en avais parlé à mes parents quelques instants plus tôt, et ils avaient approuvé. Je suis sortie sous le soleil et je suis partie à pied. J'avais mémorisé son adresse : "16, Rue Dèdevoirs". Cet endroit se trouvait à 2 kilomètres de chez moi. J'ai donc commencé à marcher...

 

J'étais arrivée à bon port. La boîte aux lettres était marquée de "Hèmmar". La porte d'entrée était imposante, d'une couleur rousse. La poignée était dorée et sculptée dans du bois. Jolie porte ! J'ai toqué trois petits coups timides, avant de me rendre compte que je n'allais pas arriver à grand chose, à part si monsieur Jean Hèmmar avait une ouïe de super héro. De plus, il y avait une sonnette ! J'ai donc appuyé vivement sur cette dernière et mon instituteur est apparu devant moi.

 

- Ah, c'est toi Fanny ! Bonjour ! Viens, entre, je t'en prie.

 

Je l'ai salué et remercié d'un bref signe de tête.

 

- Alors ? Que me vaut ta visite ? demanda-t-il

 

- Je lui ai rendu visite hier mais il n'était pas là ! Il s'était enfuit mais il m'a retrouvé et il m'a sauvé !!! Il est vraiment intelligent car il m'a ramené à la maison ! Il est vraiment super !!! expliquai-je en insistant lourdement sur les "il".

 

Monsieur Jean Hèmmar semblait perplexe. Pfff, les adultes ne comprenaient jamais rien !!! J'ai recommencé, plus doucement, plus clairement. Il écoutait, hochant la tête de temps en temps, visiblement très intéressé. A la fin de mon récit, il parla enfin :

 

- Cette histoire est fabuleuse, et ça me rappelle Cloud, mon bon Cloud. Tu ne sais toujours pas à qui il appartient ?

 

- Non...

 

- A propos, ajouta-t-il, j'ai une bonne nouvelle !  Je pourrai venir le voir demain, si tu veux ?

 

- Bien sûr ! Vous voyez où c'est ?

 

- Seulement de manière vague...

 

- Je viendrais à 13 h 15 pour qu'on y aille !

 

- D'accord.

 

- Oh ! Il est 12 h moins 10 ! Il est temps que je rentre à la maison, sinon papa et maman vont s'inquiéter.

 

- Au revoir !

 

- Bye ! répondis-je.

 

Je suis rentrée à la maison rapidement, car mon ventre gémissait.

 

Miam ! Des nouilles au thon !!! Je me suis précipitée vers mon assiette qui me faisait les yeux doux.  Succulent ! Réellement succulent ! Entre deux bouchées, je racontais ma dernière demi- heure, et le rendez-vous avec l'haflinger du lendemain. Mes parents on tout de suite accepté puis je suis montée dans ma chambre préparer des brosses et des carottes pour ma visite en solitaire à l'étalon que je comptais faire cet après-midi. Une fois parée, je suis partie.

 

- Bonjour mon tout beau ! Ca va ?

 

Il hennit de contentement, et me fit la fête. Je l'ai brossé consciencieusement, pour qu'il soit magnifique quand mon prof viendrait. Je lui ai expliqué ma matinée et il semblait m'écouter. Je ne l'ai quitté que quand son poil brillait de milles feux. Je ne sentais plus mes bras quand je m'en suis allée.

 

Chapitre 12

 

Tudutut! tudutut! tudutut ! 

 

 Je me suis réveillée difficilement à 9h00. Pourquoi avais-je donc mis mon réveil ? Mon gsm me passa un message enregistré la veille : "On se réveille !!! Rendez-vous à 13 h 15 avec monsieur !!!"

 

Ha ! oui, c'est vrai ! Monsieur Jean Hémmar voulait rencontrer l'étalon fugueur.

Je me suis habillée en vitesse, m'empêtrant plusieurs fois dans mon pantalon avant de descendre manger mon petit dèj'. J'ignore pourquoi, mais j'avais l'impression qu'il allait se passer un événement inattendu, et je ne me trompais que rarement.

 

Poutoutoutt poutoutoutt !!!

 

Ben dis donc, c'était le jour des sonneries ! J'ai rapidement décroché mon portable qui indiquait "Layla" .

 

-Allô ? Coucou Layla ! Qu'y a-t-il ?

 

- Pourquoi tu n'es pas allée dans la cour de récré, il y a quelques jours ?

 

Je m'attendais à cette question.

 

- J'ai rencontré un cheval et, tu vas rire, j'ai aussi appris que monsieur Hèmmar montait, étant jeune !

 

- Encore une histoire de canassons. Pourquoi ça ne m'étonne pas le moins  du monde ?

 

 En effet, je passais la moitié de mon temps à "parler cheval" .

 

- Très drôle. Donc, j'ai dû lui faire un récit. Il m'est arrivé une super histoire avec lui ! J'étais allée le voir mais il n'était plus là et ...

 

Je lui ai raconté toute l'histoire et nous avons ensuite parlé de tout et de rien pendant 2 bonnes heures, et j'ai été obligée de la forcer à raccrocher pour m'apprêter. Après avoir salué mes parents,  je suis partie avec mon prof qui venait d'arriver.

 

- C'est par là !

 

Il me suivait gaiement à travers les différents chemins. Arrivée à destination, j'ai sifflé et le poney a accouru. Monsieur Hèmmar fit les yeux ronds et ouvrit grand la bouche. C'était assez surprenant, de la part d'un prof !

 

- Qu'y a-t-il, monsieur ?

 

 Il resta muet. Il secoua brièvement la tête, comme pour chasser une pensée.

 

- Ce n'est rien.

 

Il sortit de sa poche un appareil photo et fit un cliché de l'haflinger. Il le flatta et m'annonça qu'il avait quelque chose d'urgent à faire. Je l'ai salué et suis retournée à la maison.

 

 

**********

-Salut ! Je suis de retour !

 

-Coucou, me répondit ma soeur. Les parents sont partis voir les voisins.

 

- Ah. Je monte dans ma chambre !

 

- Ouais. Bye

 

- Bye.

 

Je suis montée à toute allure. J'avais eu une idée du tonnerre. Fouillant dans mes affaires éparpillées, j'ai finalement trouvé un petit carnet et ai retranscrit toutes les aventures de l'étalon et moi. Je l'ai refermé une demi-heure après, quand j'ai entendu mes parents rentrer. J'ai parlé de la réaction de mon prof devant l'étalon, et de sa tâche urgente à faire. Comme pour confirmer mon récit, le téléphone sonna affichant " Jean Hémmar"

 

-Allô ? Puis-je avoir Fanny, s'il-vous-plaît, demanda-t-il à maman.

 

Ma mère me passa le téléphone.

 

- Oui ?

 

-J'ai comparé les photos de mon bon Cloud avec celle de l'haflinger.

 

- Et alors ?

 

- Il n'y a aucun doute : Cloud EST l'haflinger !

 

Chapitre 13 

 

- Hein ? Pardon ? Vous pouvez répéter ?

 

- Tu as bien entendu, Fanny.

 

- C'est bizarre, Cloud n'est pas censé être,... enfin, mort ?, dis-je dans une grimace.

 

- Tu ne m'as donc pas écouté ? Je t'ai dit que je l'avais eu poulain, durant ma dernière année de fac'. J'étais à la fac car je voulais devenir psychologue, à l'époque. Tu sais, je ne suis pas si vieux !!!

 

-Vous êtes psy ?

 

-Oui, mais j'ai un boulot de prof.

 

- Oh. Ce qui veut dire que L'hafl... Cloud a quel âge ?

 

 - J' ai eu Cloud 2 mois après son sevrage. Il avait 8 mois. Je l'ai gardé 1 an et demi, il avait donc 2 ans et 1 mois. Il s'est enfui. J'ai eu cet emploi de prof 4 mois après sa disparition et j'ai cet emploi depuis 4 ans. Ce qui fait à Cloud 6 ans et 5 mois !

 

- C'est génial !!!, dis-je, des étoiles plein les yeux.

 

- Sauf qu'il y a un hic...

 

- Quoi ?

 

- On ne sait pas à qui il appartient à présent...

 

- Ah, oui. Zut !

 

- Mais j'y pense ! J'ai toujours ses papiers ! J'irai dès jeudi au Poste de police.

 

- Je peux venir ?

 

- Bien sûr !!! C'est toi qui l'a retrouvé, non ?

 

Ma mère me tapota l'épaule de l'index, me faisant signe que c'était hors de question. J'aurais mieux fait de ne pas mettre le haut-parleur. Elle prit le combiné.

 

-Allô, monsieur ? Ma fille ne pourra pas venir, car elle a une leçon d'équitation.

 

- Ca se comprend, répondit Monsieur Jean Hémmar.

 

- Je vous rends Fanny.

 

-Oui. Au revoir.

 

- Au revoir.

 

- Pourquoi le haut-parleur ? Quel est le dégénéré qui a inventé le haut-parleur ? Sans doute un parent... Pourriez-vous déplacer ça à... Mercredi ?

 

- Non, désolé Fanny. Au revoir.

 

- Bye, alors, répondis-je, déçue.

 

J'ai raccroché le téléphone en soupirant.

 

Chapitre 14 

 

Mmh... Je déteste le lundi matin, jour de dictée. Je suis bonne en dictée, mais je n'aime pas les contrôles. Après avoir pris mon petit déj', je suis partie pour l'école en prenant un détour pour voir l'éta... Cloud. Là-bas, je l'ai appelé par son vrai nom pour voir s'il y répondait encore , pour autant que ce soit lui. Par chance, il est venu sans faire le difficile. Je l'ai cajolé et ai été finalement obligée de courir pour ne pas arriver en retard à l'école.

 

Comme d'habitude, ça n'a pas raté. Dictée ! J'ai sorti mon cahier et ai pris mon stylo. Monsieur Jean Hémmar commença.

 

Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing !

 

J'ai hésité un instant. Etait-il utile de rester, maintenant que mon prof savait tout de l'haflinger ? Je l'ai interrogé du regard. Il cligna des yeux d'un air entendu en souriant, sa manière de me dire que je pouvais rejoindre les rangs. J'ai obéi, moi aussi souriante. Il faisait un temps magnifique et les oiseaux chantaient. Je n'ai pas mis mon manteau et le rang avança jusque dans la cour.

 

- Alors, quoi de neuf docteur, me demanda Layla.

 

- L'haflinger est peut-être le cheval de Monsieur.

 

- ?

 

Je lui ai raconté en profondeur puis nous avons changé de sujet car ma pire ennemie, Cara, arrivait. Qu'est-ce qu'elle pouvait être collante, celle-là ! J'avais une amie super sympa, alors elle se ramenait tout le temps pour lui conter ses mille et un exploits, sûrement inventés à ... 99,9999...% ! Bref, une miss je-sais-tout-et-j'ai-tout-fait sur pattes ! Dans le genre ou on pousse un soupir de soulagement quand elle s'en va. Mais quand elle s'en allait, c'était presque un cadeau du ciel. Comme ... un pigeon ayant une envie pressante en passant au-dessus d'elle. De plus, ses mensonges ne tenaient pas debout.

Par exemple, elle disait l'année dernière avoir le 3ème degré (dernier brevet d'équitation) mais depuis que je savais bien que c'était impossible, elle avait, mystérieusement, un niveau de moins. Ce qui est aussi impossible ! Là, elle parlait de ses 2 quads, ses 5 chevaux, ... Bref, de sa vie (soi-disant) fa-bu-leu-se !

 

Moi, qui ne la supportais pas, je suis partie quand elle a commencé à parler de son « supeeer » cheval capable de faire ceci et cela...!

 

Ce fut à ce moment que la sonnerie retentit.

 

Driiiiiiing !

 

Eh bien, elle retentissait souvent cette sonnerie ! J'ai englouti ma tartine et ai patienté pour aller en récré. Mon prof nous donna le feu vert et nous sommes partis dans la cour. Layla arrivée, nous avons parlé de tout et de rien.

 

En fin de journée, j'ai filé voir Cloud.

Arrivée sur place, j'ai entendu une voix.

 

- Bonjour mon tout beau. J'aimerais pouvoir te monter, mais je suis trop grand et trop lourd. Tu me pardonnes ?

 

Cloud hennit.

 

Je me suis approchée, c'était mon prof !

 

- Bonjour !

 

Il sursauta.

 

- Ha, c'est toi Fanny. Tu veux bien me rendre un service ?

 

- Quoi ?

 

- Monter Cloud.

 

J'ai ouvert grand la bouche en acquiescant fortement.

 

- Vas chercher ta bombe et demande l'autorisation à tes parents !

 

 J'ai obéi. Bien sûr, mes parents étaient angoissés, alors ils sont venus avec moi.

 

Monsieur Jean Hèmmar m'a fait office de marche-pied, comme il n'y avait pas de selle. Wahou, j'étais dessus !

 

- Tu peux prendre le pas, maintenant, me demanda mon prof

 

Je lui ai donné une impulsion, en me servant de mon assiette. Il obéit ...

 

Chapitre 15

 

 

Wahou ! J'aimais déjà bien monter à poney, mais avec un qui était votre ami, on avait l'impression qu'il voulait absolument faire plaisir à son cavalier.

 

-Tu peux trotter, me proposa mon prof/moniteur.

 

- Ce n'est pas dangereux avec un cheval dans le cas de celui-ci ?, demanda maman


Pendant que je commençais mon exercice, monsieur Jean Hèmarr a rassuré mes parents. Trop occupée à virevolter sur Cloud, je n'ai pas écouté leurs bavardages. J'ai failli ne pas entendre quand mon prof me demandait de changer de main. J'étais secouée dans tous les sens, contre la colonne vertébrale de Cloud. Pourtant, cet inconfort ne me gênait pas plus que ça, contrairement à mon habitude au trot à cru.

 

- As-tu déjà galopé sans selle ? demanda-t-il.

 

- Une fois, répondis-je.

 

- Veux-tu retenter l'expérience, en faisant bien attention ? Cloud est un rapide !

 

Penses-tu que je veux recommencer ! A l'aide d'une impulsion, j'ai invité Cloud à accélérer. En effet, celui-ci était loin d'être lent : il fendait les airs ! Wahou ! Je n'avais pas pensé qu'un cheval dans le cas de Cloud, comme diraient mes parents, se laisse monter si facilement ! Ce poney est génial ! 

 

- Tu peux ralentir, tes parents et toi allez rentrer.

 

Déjà ? Zut alors ! C'était si gai ! Je l'ai ralenti à l'aide des rênes dégotées par mon prof je ne sais où, et suis descendue de cheval, retombant sur mon arrière-train tellement mes jambes criaient au secours ! J'ai salué monsieur Hèmmar et particulièrement Cloud, et j'ai suivi à contrecœur

mes parents jusque chez moi.

 

**********

(Jeudi soir)

Au manège.

 

-Térésiss t'attends, me dit ma monitrice d'équitation. C'est une chouette jument. Tu vas l'adorer.

 

Je suis donc entrée dans les écuries et ai cherché le nom de Térésiss. Nulle part. J'interpelle une cavalière au hasard.

 

- Pardon, tu sais où est Térésiss ?

 

- Bien sûr ! Je me présente : Morgane Dubox, fille de la propriétaire, me dit-elle sur un ton pompeux.

 

- Bonjour, je me présente : Fanny, fille de ses parents, lui ai-je répliqué. Où est-elle ?

 

Si elle croyait m'impressionner. Pfff...

 

- Qui ?

 

-Térésiss ! repétai-je.

 

- Ah ! Là-bas, me dit-elle en pointant un box du doigt. 

 

- Merci.

 

Je suis partie. Certaine personnes se croyaient vraiment supérieures. Re-pfff...

 

- Bonjour Térésiss ! Ca va ?

 

Je l'ai bridée et sellée en lui parlant de cette Mégane ? Morgane ? Oui, c'est ça, Morgane.

 

- Pardon, mais tu sais où est le box de Jumper ?

 

Je me suis retournée vers la personne qui m'avait questionnée.

 

-Déso, je suis nouvelle.

 

A ma grande surprise, un garçon se tenait devant moi. Il me semblait pourtant que les garçons montant à cheval étaient rares, voire en voie de disparition ! Bizarre...

 

- Tant pis, merci.

 

- Tu peux toujours demander à cette "très chère Morgane". Elle a mauvais caractère, attention.

 

-Qui ne tente rien n'a rien ! Merci.

 

Et il est parti

 

-Ton cours va commencer, Fanny ! Au boulot !

 

Je me suis précipitée vers le manège.

 

 

Chapitre 16.

 

 - C'était un excellent cours, Fanny. Desselle et débride Téréziss. Au fait, ça te dérangerait si tu partageais ton cours avec un ou deux autres élèves ? Il durerait une demi-heure supplémentaire.

 

- Je ne pense pas, répondis-je à ma monitrice.

 

- Je vais vérifier auprès de ta maman.

 

Sur ces mots, elle partit. Je suis descendue de poney et ai rentré Téréziss dans son box. J'avais envie de rentrer à la maison pour savoir si monsieur Jean Hèmmar récupèrerait Cloud. Je me suis occupée de Téréziss, qui me donnait des petits coups de nez pour m'interrompre de ma rêverie. Une fois ma jument propre, je suis sortie un instant, attachant ma ponette. J'ai filé dans la cafétéria pour connaitre la réponse de ma mère à propos des cours en groupe.

 

Une fois arrivée, je lui ai immédiatement posé la question.

 

- Oui, tu auras un cours en groupe dès la semaine prochaine.

 

Je suis retournée aux écuries en sautillant : j'allais me faire des amies et, qui sait, amis cavalier ! Dès que je suis arrivée aux écuries, je suis tombée nez à nez devant Téréziss se servant dans ma boîte à récompenses, pour la fin des cours. J'ai souri puis ai repris l'objet, un peu moins lourd.

 

- Fanny ! On rentre, me dit maman qui venait d'apparaitre à l'entrée des écuries.

 

Je l'ai suivie et nous sommes montées dans la voiture.

 

- Salut !

 

- C'était bien l'équitation?, me demanda mon papa.

 

- Super-méga-génial, bien évidemment. Pas de nouvelle de Cloud ?

 

- Si, ton prof a téléphoné. Il a dit qu’il te raconterait tout si tu venais le voir à la fin des cours demain.

 

- Génial !, m'enthousiasmais-je.

 

Je filai dans la salle de bains pour me doucher. Une fois la tâche accomplie, je suis allée manger puis suis allée me coucher. J'ai écrit dans mon livre retraçant mes aventures avec Cloud que je saurai demain si Monsieur Jean Hèmmar allait récupérer son haflinger, puis je me suis endormie.

 

**********

 

Mmmh ? Déjà l'heure de se lever ? Pas envie...Malgré tout, je me suis habillée à la vitesse d'une tortue qui aurait mal aux pattes,  et suis descendue.

 

- Salut.

 

- Salut, p'tite soeur.

 

On a mangé ensemble, car les parents avaient déjà fini. Je me suis ensuite rendue à l'école en voiture avec ma soeur et mon père.

 

Drinnnnnnnnnnng !

 

Je me suis mise à courir. Je n'avais pas envie d'être en retard, alors que Cloud allait peut-être revenir à monsieur Jean Hèmmarr !

 

La journée d'école me sembla éternelle. Enfin, le moment de vérité approcha et Monsieur Jean Hèmmar me proposa de venir écouter comment s’était passée sa visite au poste de police.

Je m’installai sur un banc, pendue à ses lèvres.

 

- Voilà, dit-il, hier je suis allé au Poste de Police et j’ai rencontré un agent fort sympathique. Je lui ai expliqué mon problème et le fait que je soupçonnais que Cloud soit le poulain qui m’appartenait autrefois mais qui avait disparu car il s’était enfui… Il fit un silence.

 

- Et…. Demandai-je ?

 

- Cet agent a pris les papiers, et m’a dit qu’il ne s’agissait pas de documents d’identification officiels, déclara-t-il, abordant une expression malheureuse. Je n’ai donc aucune preuve que Cloud m’appartient. Il faut tout recommencer à zéro…

 

- Vous n’avez pas demandé qui était le « propriétaire » ?

 

- Si, et, déclara-t-il avec un sourire, j’ai l’adresse des « propriétaires » !!!

 

Soudain, tout sourire disparut de son visage.

 

- Quoi ? Qu’y a-t-il ?

 

- L’agent a ajouté que l’haflinger ne restait qu’un mois par an dans ce pré car les propriétaires aiment voyager.

 

- Et alors ?

 

- Cloud part demain…, dit Monsieur Jean Hèmarr

 

Livre écrit pour leblogdefafa.blog4ever.com – Copie INTERDITE.

 

 

Chapitre 17

 

- Cloud part demain ?, dis-je. Partons tout de suite chez ses propriétaires!

 

- C’était dans mes intentions !,  répondit-il

 

Nous sommes allés chez les propriétaires de l’haflinger après avoir eu la permission de mes parents par téléphone.

 

Une petite bâtisse s’élevait devant moi. Des rosiers mêlés de lierre montaient sur la façade. Des dizaines de fleurs de toutes sortes s’éparpillaient sur la pelouse et sous les nombreux arbres. Sans crainte, je me suis dirigée vers la porte. J’ai toqué bruyamment et ai patienté.

 

- Bonjour ! Que voulez vous ?

 

Voulez ? On me vouvoyait ! Ah oui, j’avais presque oublié Monsieur Jean Hèmmar…  C’était, contrairement à tout ce que je j’aurais pu m’imaginer, une femme âgée accompagnée de son mari qui apparaissaient devant moi.

 

Mon instituteur sourit et s’avança.

 

- Bonjour Madame, Monsieur. Il se trouve que mon cheval s’est enfui et est arrivé chez vous.

 

- Chez nous ? Mais nous ne possédons qu’un cheval : un cheval doré. Quel est le nom de sa race encore, Alphonse ?

 

- Hummm, ce ne serait pas un haflinger, non ?, lui répondit son mari.

 

 Mon prof  insista :

 

- C’est mon poney, il s’est enfui il y a longtemps et est venu chez vous.

 

-  Je n’y crois pas. C’est le cheval de mon mari. Il est très gentil et ne vous connaît pas, affirma-t-elle.

 

- Si, puisqu’ il est à moi, Madame,  affirma sereinement mon prof.

 

- Qu’est-ce qui ce passe ?, demanda une fille de mon âge qui venait de se faufiler dans l’embrasure de la porte.

 

- Va jouer avec la petite fille, Katara, dit la dame.

 

J’ai voulu protester, mais mon prof me fit signe d’obéir pendant qu’il réglait cette affaire. La dénommée Katara m’amena dans le  fond du jardin fleuri.

 

- Qu’est-ce qu’ils ont, les adultes, me demanda la jeune fille. Au fait, je suis, comme tu as dû l’entendre, Katara. Et toi ?

 

- Je suis Fanny. Hé bien, mon prof veut récupérer son cheval.

 

- Son cheval !? Quel cheval !?

 

En quelques mots, je lui ai expliqué l’histoire de Cloud, celle de Monsieur Hèmmar.  Katara semblait triste.

 

- Je ne vais plus le revoir alors ?, me demanda-t-elle alors penaude.

 

J’ai haussé les épaules, impuissante. J’avais pitié d’elle.

 

- Ne t’inquiète pas, je parlerais avec mes grands-parents, dit-elle. J’essaierais de les convaincre.

 

Quelques secondes plus tard, mon professeur apparut.

 

- Ils ont dit qu’ils verraient ce soir s’ils allaient s’en séparer ou pas.

 

- Super…, dis-je même si Katara me faisait de la peine.

 

Mon prof salua Katara et je fis de même, plongée dans mes pensées. J’ai repris mes esprits et ai caché mon incertitude à propos de Cloud par rapport à la jeune fille. Allait-elle être très malheureuse pour Cloud ? J’ai suivis mon prof qui montait dans la voiture.

 

- Qu’est-ce qui te rend incertaine, Fanny ? demanda-t-il.

 

Oh mais bon sang ! Les profs devinent tout !

 

- Ben… La jeune fille, Katara,  me semble vraiment attachée à Cloud …

 

- Ne t’inquiète pas, si j’ai Cloud, je la laisserais s’en occuper.

 

Je souris, quelque peu rassurée. Mon, prof me déposa chez moi et après avoir dîné, je me suis endormie. Le lendemain, samedi , j’ai mangé rapidement, expliquant à mes parents que je voulais appeler mon prof. Mes parents acceptèrent en souriant. J’ai composé son numéro.

 

- Vous gardez Cloud ?, demandais-je, sans m’embarrasser des politesses.

 

- Je ne sais pas, j’ai obtenu un rendez- vous avec les deux « propriétaires » de Cloud, qui ont accepté de retarder leur voyage de quelques jours. Tu peux m’accompagner, si tu veux.

 

- D’accord ! A quelle heure ?

 

- Une heure de l’après-midi. Je viendrais te chercher.

 

Il a raccroché. Une heure de l’après-midi ! Dans 4 longues heures !

 

Le temps me semblait long, long, long…

 

Enfin, il fut une heure de l’après-midi. Je suis partie en voiture avec Monsieur Jean Hèmmar. Une fois là-bas, mon prof est allé sonner à la porte.

 

- Bonjour. Nous avons réfléchi. Cloud vous appartient peut-être, annonça le vieil homme.

 

-Ou peut-être pas !!!, grommela sa femme.

 

Katara est apparue.

 

- Grand-mère !, protesta-t-elle.

 

- Bon, reprit son grand-père, nous avons décidé de vous laisser Cloud.

 

- YES !, ne pus-je m’empêcher de m’exclamer.

 

Mon prof me réprima d’un regard. Je me fis toute petite, mais je voyais bien qu’il cachait sa joie.

 

- Mais… Comme nous partons souvent en voyage, Katara viendra régulièrement voir comment vous vous en occupez. Elle vit chez ses parents, sauf quand nous passons dans la région. Dans ce cas, elle loge chez nous. Enfin, bref. Cloud en a marre de voyager, je le sens, et notre petite-fille sait s’occuper des chevaux  même si elle ne sait pas monter.

 

Elle ne sait pas monter ? Zut ! pensai-je.

 

- D’accord !, s’exclama Monsieur Jean Hèmmar.

 

La veine ! me dis-je.

 

- Nous avons des billets d’avion pour 18 h. Qu’en diriez-vous si nous commencions tout de suite ?

 

- Commencer quoi ?

 

- Nous voulons vérifier si vous avez un endroit correct pour le loger et des pâturages ! déclarèrent-ils.

 

Katara leva les yeux au ciel.

 

- Grand-mère ...

 

Cette dernière fit mine de ne pas entendre.

 

- D’accord, acquiesça  mon prof.

 

- Alors, ne perdons pas de temps, trancha la vieille dame.

 

Sur le chemin, je suis restée près de Katara. J’en ai profité pour lui poser une question qui me taraudait :

 

- Comment avez-vous trouvé Cloud ?

 

Elle réfléchit un instant.

 

- Ce n’était pas loin de la maison. Le pauvre était coincé dans des barbelés !!! Mes grands-parents, mes parents et moi avons dû couper plusieurs mètres de clôture pour le dégager !

 

- Oh ! … dis-je. Pourtant on ne le voit pas. L’avez-vous débourré ? Je l’ai monté un jour et il était très sage.

 

- Mes grands-parents ont appelé un éleveur pour s’en charger. Ils  croyaient que j’allais le monter mais …

 

La voix de Monsieur Jean Hèmmar nous interrompit.

 

- Comme vous pouvez le constater, je dispose de 4 grands prés. Deux ici, et deux à quelques kilomètres.

 

Les grands-parents de Katara hochèrent la tête.

 

- C’est bien, dirent-ils. Avez-vous assez d’argent pour vous occuper de Cloud ?

 

Mon professeur leva les yeux au ciel, il commençait à en avoir marre…

 

- Oui. J’ai hérité il y a peu d’une somme assez importante.

 

La femme fit un signe à son mari qui disparut. Mon prof et la grand-mère de Katara se mirent à vérifier l’état des clôtures, pendant que moi et Katara nettoyions rapidement les box se trouvant à une extrémité du pré. Nous avons passé le balai et paillé le box le plus près de la porte d’entrée.  Nous avons également préparé un abreuvoir. Soudain,  les adultes nous ont appelées dehors.

 

Un grand van était garé dans le pré, et Cloud était posté à côté. Monsieur Hèmmar alla lui flatter l’encolure.

 

- Bonjour mon beau. Ca va ?

 

Cloud le reconnut et lui fit la fête.  Mon prof sourit. Ensuite, les deux vieilles personnes le saluèrent et Cloud sembla comprendre  qu’il n’était pas près de les revoir. Il prit un regard malheureux. Ensuite Katara et ses grands-parents s’en allèrent. Avant de disparaître derrière la haie, Katara me fit un petit signe de la main.  Je la regardais partir. Mon professeur m’interrompit alors dans ma rêverie.

 

- Fanny, il est 16 h 00, tes parents ne vont pas tarder à s’inquiéter si tu ne retournes pas chez toi. Tu veux que je te ramène ?

 

- Non merci.

 

Je me doutais que lui et Cloud avaient du temps à rattraper...

 

 

Epilogue 

 

Jeudi.

C’était le premier jour, depuis que Monsieur Jean Hèmmar avait récupéré Cloud, que je ne m’occupais pas du poney. C’était aussi ma première leçon d’équitation en groupe. Mon instituteur avait demandé à venir visiter le manège où je montais. Mes parents avaient accepté avec joie.  Ils s’entendaient bien tous les trois ! Mon enseignant m’a accompagné dans les écuries, saluant une à une les têtes des équidés sortant de leur box. Je montais la douce Plume et Monsieur Hémmar me donna des conseils de pansage. Je les écoutais et les réalisais. Puis vint l’heure de ma leçon et quelle ne fut pas ma surprise de voir que le garçon qui m’avait demandé l’emplacement du box de Jumper en faisait partie ! Mon prof disparut dans les boxes. Il ne réapparut que quelques instant pour voir le déroulement de ma reprise. A la fin de ma leçon, Monsieur réapparut, l’air solennel :

 

- Fanny, durant ta reprise, j’ai visité le manège dans les moindres recoins. Tous ces poneys attentifs, ces cavaliers passionnés… ça m’a plu ! Bref, j’ai décidé d’ouvrir un manège, déclara-t-il devant mes yeux ébahis.

 

 FIN

 

 

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05/01/2011
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